Alinghi Challenge AC37

strider470

Super Anarchist
We know from recent interviews that Bertarelli is seriously thinking of coming back to AC.

Rumours say Alinghi could even become COR, should Luna Rossa win the Cup, given the present engagement between ETNZ and INEOS.

In  case of ETNZ victory and a strict national rule, would he choose a yacht club from a different country other than Switzerland?

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Wolkenzug

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Munich, GER
Does SNG still have its annual regatta at the sea or arm of the sea?
I know SNG did not have it when they first challenged in 2003 but RNZYS accepted the challenge because someone else was COR and SNG would have enough time until the final of the LVC to implement a regatta (something that Alinghis lawyers did not fully understand until the legal battle with Oracle).

But I would think that SNG abandoned the annual regatta at the Mediterranean after AC33. 
Becoming COR would make this a condition. 

 

strider470

Super Anarchist
Does SNG still have its annual regatta at the sea or arm of the sea?
I know SNG did not have it when they first challenged in 2003 but RNZYS accepted the challenge because someone else was COR and SNG would have enough time until the final of the LVC to implement a regatta (something that Alinghis lawyers did not fully understand until the legal battle with Oracle).

But I would think that SNG abandoned the annual regatta at the Mediterranean after AC33. 
Becoming COR would make this a condition. 
I bet the major problem would be a stricter nationality rule, made ad hoc for Bertarelli, should ETNZ win.

 

strider470

Super Anarchist
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Double vainqueur de la Coupe de l’America, Ernesto Bertarelli s’exprime peu sur une compétition qu’il a gravée dans le cœur malgré ses déboires de 2009. Sa parole est d’or sur le sujet et c’est dans les colonnes du «Matin Dimanche» qu’il s’exprime pour la première fois sur la 36e édition qui a lieu à Auckland. Entre fascination pour les bateaux volants et possibilité d’un come-back dans la compétition, le patron d’Alinghi s’exprime toutes voiles dehors.

Ernesto Bertarelli, tout d’abord, on se doit de vous demander comment vous et vos proches allez en cette période si particulière de pandémie?

Comme tout le monde, nous avons dû nous adapter à un nouveau mode de vie, moins de rencontres en présentiel, respect des gestes barrières, plus d’heures passées en visioconférence plutôt que dans une salle de réunion. Cette pandémie a un impact sur la façon de vivre de chacun et nous ne faisons pas exception à la règle. Ce n’est que si chaque individu consent aux efforts requis que nous pourrons en sortir.
 
En attendant de reprendre la compétition avec Alinghi, vous avez suivi d’un œil très attentif les régates de la Prada Cup et vous ne raterez pas grand-chose du match pour la 36e Coupe de l’America de l’histoire. Quel regard portez-vous sur cette édition?

J’aurais vraiment aimé pouvoir assister aux régates sur place! La Nouvelle-Zélande, en réponse à la pandémie, a décidé de fermer ses frontières de manière très stricte depuis plusieurs mois. Beaucoup de fans, de sponsors et même certains membres des équipes en lice n’ont pu se rendre sur l’île. D’un autre côté, la compétition a pu avoir lieu jusqu’ici et n’a souffert que de faibles reports. Grâce aux retransmissions télé, nous avons assisté à quelques beaux matches durant la Prada Cup, dont un qui a vu neuf changements de leader en l’espace d’une course de vingt-cinq minutes opposant Luna Rossa aux Anglais d’Ineos. Ces derniers ont d’ailleurs fait monter le suspense en améliorant significativement leurs performances entre leur dernière place sur la Christmas Race courue juste avant Noël et les round-robins des Challenger Series qu’ils remportent.
Luna Rossa a ensuite fait un sans-faute?

Ils ont été étonnants, c’est vrai. En dominant les Américains en demi-finale, et en ne faisant qu’une bouchée des Anglais en finale de la Prada Cup. Les bookmakers ont dû avoir du mal à poser une cote! On réalise encore et toujours à quel point chaque minute de navigation permet aux équipes de progresser.
Et le terrain de jeu est fidèle à sa réputation?

Le plan d’eau d’Hauraki tient toutes ses promesses et offre des conditions variées aux concurrents. Ils doivent s’adapter en continu selon la zone de régate choisie par les organisateurs et avoir misé sur une configuration polyvalente pour foiler, décoller vite dans peu de vent, et garder le contrôle de leur bateau dans des airs plus soutenus. Les Américains en ont d’ailleurs fait les frais et offert des images spectaculaires lors de leur «envol fracassant».
 
La Coupe de l’America renoue avec certaines valeurs populaires que vous aviez développées à Valence en 2007. Il y a du monde pour voir les courses.

Je trouve superbe de voir autant de bateaux spectateurs former comme une tribune flottante autour du parcours. Et quand les courses sont proches du rivage, le public profite du spectacle depuis la berge. Je vois que la passion et l’engouement des Néo-Zélandais pour la voile sont intacts. C’est bien pour notre sport.


Finalement, le bémol, c’est le peu d’équipes engagées?

C’est vrai que c’est un peu dommage. Avec seulement trois Challengers sur cette édition – je rappelle qu’ils étaient onze en 2007 lors de la défense d’Alinghi à Valence –, le nombre de matches était faible lors des Challenger Series, et les éliminations rapides après trois années de travail intense pour les équipes.
Lors des séries de la Prada Cup, nous avons longuement discuté avec Pierre-Yves Jorand, entraîneur et directeur sportif du Team Alinghi. Il nous avait avoué avoir été bluffé par ces bateaux «Non seulement, ils sont bien plus stables que l’on aurait pu le croire, mais ils permettent de vrais duels de match race.» Vous partagez ce point de vue et cet enthousiasme?

Je rejoins l’analyse de Pierre-Yves. Nous avons été très favorablement surpris par cette évolution qui assied définitivement le foiling dans le monde de l’America’s Cup. J’avais émis des réserves sur ce concept innovant, je n’étais d’ailleurs pas le seul à être sceptique! En 2019 Ben Ainslie, le barreur de l’équipe anglaise, confiait aux jeunes sportifs du Fond Ambition de la Société nautique de Genève qu’ils avaient besoin d’être remorqués par un bateau moteur pour décoller. Les premiers bateaux de toutes les équipes chaviraient régulièrement. Puis les ingénieurs ont affiné leurs calculs et les marins ont progressé dans le maniement de leur nouvel outil.
Et la courbe de progression a été fulgurante?

Aujourd’hui, ces AC 75 sont des monocoques à foils qui traversent le parcours sans même que la coque ne touche l’eau du départ jusqu’à l’arrivée. Entre 7 et 20 nœuds de vent, les bateaux sont stables, les marins peaufinent les manœuvres et les tacticiens développent leur stratégie. Quand les airs sont un peu plus faibles ou que de fortes rafales tombent sur le plan d’eau, les écarts se creusent. Mais nous n’en sommes qu’au premier cycle de ces bateaux, c’est tout à fait normal.


Ces monocoques volants marquent-ils selon vous une évolution majeure de l’histoire du design nautique?

C’est clair que nous avons tous été bluffés par ces nouveaux monocoques volants. Pour moi, l’évolution majeure se situe dans l’intégration de développements techniques et technologiques poussés dans tous les systèmes embarqués. Je pense par exemple à la forme des coques pour rechercher l’effet de plaque, au dessin des cockpits pour favoriser l’aérodynamisme, au réglage des foils pour gérer l’équilibre du bateau et aller vite, au développement du concept de grand-voile à double peau qui permet l’effet d’une boîte à vitesses pour gérer la puissance. Le bateau peut ainsi décoller par petit temps, puis aller vite dans du vent, car à partir d’une certaine force de vent et une fois une certaine vitesse atteinte, on va chercher à limiter la traînée pour continuer d’accélérer, comme en Formule 1.
 
Avec ces AC75, la Coupe est-elle entrée dans une nouvelle ère?

L’ensemble du monde du foiling a fait d’énormes progrès depuis les tout premiers bateaux volants. Cette évolution est constante depuis et n’est pas encore arrivée à son terme! Les moyens engagés par les équipes de Coupe sont tels que de nouveaux développements verront forcément le jour lors des prochains cycles. Il serait cependant souhaitable que le même type de bateaux soit utilisé pour plusieurs éditions de la compétition afin de limiter les coûts de développement des plateformes et de leurs composants, de permettre à plus d’équipes de rejoindre les teams déjà présents dans l’America’s Cup, et de resserrer le jeu entre tous, pour le plus grand bonheur des spectateurs et des partenaires commerciaux.
Une fois en vol, on ne sait plus très bien si l’on voit des catamarans, des monocoques? Le côté visuel est assez bluffant, non?

En effet, il y a un côté fascinant de voir ces bateaux voler sur l’eau à plus de 50 nœuds, soit 100 km/h. À titre de comparaison, un 60 pieds à foils atteint 70 km/h, et en 2007, les bateaux de la 32e America’s Cup poussaient jusqu’à 26 km/h. Rappelons que ces AC75 n’utilisent que la seule force du vent en la multipliant et en ne prenant appui que sur deux petites surfaces, le foil sous le vent et celui du gouvernail. Il y a là des prouesses de calcul et d’ingénierie pour arriver à faire que toutes ces forces s’équilibrent et permettent au bateau de voler sur l’eau avec une telle stabilité. Quant au fait de savoir si ce sont des monocoques ou des multicoques, le débat me semble presque dépassé tellement la dimension du foil a pris le dessus.
On a l’impression de voir des avions qui rasent le plan d’eau…

Il est vrai que les similitudes avec l’aéronautique sont nombreuses. Tant sur le plan des forces avec les phases de décollage et d’amerrissage, la portance, la traînée, les profils, mais aussi dans la terminologie et le style de communication employé. Avec ces hautes vitesses et le bruit environnant, chaque mot à un moment précis revêt son importance. Mais au final, cela reste un bateau à voile car dès qu’il perd le point d’appui avec l’eau via l’extrémité de ses foils, le bateau se repose sur les flots.
Il y a un très fort parfum historique qui se dégage de cette finale entre Luna Rossa et Team New Zealand. C’est un remake de l’édition 2000, remportée 5-0 par les Kiwis. Cette affiche doit susciter votre curiosité et votre intérêt, non?

Bien entendu! Ce re-match promet d’être passionnant! J’avais eu la chance d’y être en 2000 et ce voyage avait clairement eu un effet déclencheur sur mon envie de participer à la Coupe. Une sorte de point de départ de toute l’aventure Alinghi à ce niveau de compétition. Je suis curieux de voir ces deux bateaux bord à bord lors de la finale car cela n’a plus été le cas depuis la Christmas race en décembre dernier. Depuis, de nombreux développements ont été apportés des deux côtés. Il se murmure même que dans moins de dix nœuds de vent, les Italiens pourraient tenir la dragée haute aux Kiwis et leur audacieuse organisation d’équipage avec deux barreurs m’intéresse pour les phases de contact…


Deux décennies plus tard, peut-on imaginer qu’Alinghi refasse le coup de 2000 et se lance avec un projet aussi ambitieux que celui de la campagne de 2003?

Sait-on jamais?… Tout va dépendre de ce que le vainqueur de cette 36e édition va prévoir pour la prochaine dans son rôle de Defender de la 37e America’s Cup. Parmi les points que nous souhaitons voir évoluer, il y a forcément les conditions équitables pour permettre à de nouvelles équipes de participer à la compétition et évidemment les mesures qui seront prises pour rendre cette participation plus abordable. L’America’s Cup représente l’Everest de la voile et le Protocole qui en définit les règles en est en quelque sorte le bulletin météo… On ne se lance pas dans une ascension de l’Everest si les prévisions sont mauvaises d’emblée.
On voit que ces deux équipes alignent beaucoup de marins «home made». Cela doit vous réjouir, vous qui aimez à souligner les résultats des régatiers et marins suisses sur divers supports ces dernières années?

Vingt et un ans après mon premier défi, nous avons en effet la chance de disposer d’une génération entière de marins de niveau international en Suisse. Certains ont parlé de la «génération Alinghi» et je crois que le terme est assez juste. À l’époque, quand des marins suisses se présentaient dans une compétition internationale, ils étaient un peu raillés. C’était une sorte de curiosité. Aujourd’hui ils sont craints et respectés. Depuis plusieurs années, on assiste à une dynamique de la voile en Suisse qui donne naissance à des projets variés et sérieux, que ce soit en course au large, en olympisme et sur le Léman autour de bouées. Cela suscite des vocations chez des plus jeunes, une transmission de la part des moins jeunes, la pompe à talents est lancée!


Pour cette finale, vers qui va pencher votre cœur? Et votre raison?

À ce jour, et depuis 1851, seuls quatre pays ont gagné l’America’s Cup: les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Suisse… Ce serait bien que l’Italie rejoigne ce club très fermé et que la prochaine édition se déroule en Europe. Mais les Kiwis ont prouvé à de nombreuses reprises leur immense talent et leur ténacité.
Alors?

Que le meilleur gagne, sur l’eau, dès que les régates pourront avoir lieu!
Justement, en parlant de régate, l’histoire va aussi s’écrire sur le Léman ce printemps avec le lancement de la série des TF35. Parlez-nous de ces formidables oiseaux du lac.

Ce catamaran de 35 pieds avec des foils en forme de T, d’où son nom, a été conçu autour de plusieurs idées. Après seize saisons en Décision 35, plusieurs armateurs passionnés ont souhaité évoluer vers un bateau à foils, tout en conservant l’esprit d’une classe de propriétaires barreurs. Grâce aux évolutions technologiques et au savoir-faire du bassin lémanique, un système de contrôle de vol assisté par ordinateur permet de rendre le foiling accessible. À la barre, ça va vite. Les sensations sont décuplées et cela demande une concentration de chaque instant, j’adore.


Et tout le monde vole à armes égales si l’on peut dire…

L’aspect de la monotypie était fondamental. Nous avons tous le même bateau, aux marins ensuite de faire la différence sur l’eau!
Après une année sans compétition, vous devez avoir une faim de régates encore plus grande?

Nous venons de reprendre les entraînements sur le Léman, dans le respect des règles et recommandations des autorités sanitaires. La passion est intacte et les premiers bords tirés ces derniers jours m’ont donné l’envie de pouvoir régater à nouveau dès que le contexte sera favorable!
Selon vous, le niveau global sera-t-il plus élevé qu’en D35? Et à quel genre de concurrence vous attendez-vous?

Le niveau en D35 était déjà très élevé, surtout après seize saisons de régates. Nous avons eu jusqu’à douze équipes sur la même ligne de départ. Avec le TF35 chaque team va faire ses gammes sur la nouvelle plateforme et devra relever le défi technologique. Il faudra sans doute patienter quelque peu pour que tous les bateaux soient capables de gagner des courses. C’était le cas en D35 et cela rendait le jeu passionnant. Mais à voir le pedigree des marins recrutés pour faire naviguer ces foilers, je n’ai aucun doute sur l’évolution de la courbe de progression. Le plateau actuel est composé de sept équipes, cinq suisses et deux françaises. Espérons que la fin de saison programmée en Italie motive d’autres équipes à nous rejoindre!
Quelle ambition pour Alinghi?

La partie n’est pas gagnée d’avance pour nous. Mais nous mettrons tout en œuvre pour donner du fil à retordre à la concurrence sur l’eau.





 

Zaal

Anarchist
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Italy
Here the translation :

(edited, I added bold for questions) 

Double winner of the America's Cup, Ernesto Bertarelli expresses himself little on a competition which he engraved in the heart despite his setbacks of 2009. His word is golden on the subject and it is in the columns of the “Matin Dimanche” that he expresses himself for the first time on the 36th edition which takes place in Auckland. Between fascination with flying boats and the possibility of a comeback in the competition, the boss of Alinghi is expressing himself with all sails out.

Ernesto Bertarelli, first of all, we must ask you how you and your loved ones are doing in this very special period of the pandemic?

Like everyone else, we had to adapt to a new way of life, fewer face-to-face meetings, respect for barrier gestures, more hours spent in videoconferencing rather than in a meeting room. This pandemic has an impact on the way of life of everyone and we are no exception to the rule. It is only if each individual makes the required efforts that we will be able to come out of it.

 
While waiting to resume competition with Alinghi, you have been following the Prada Cup regattas very closely and you will not miss much of the 36th America's Cup game in history. How do you see this edition?

I really would have liked to be able to attend the regattas on site! New Zealand, in response to the pandemic, has decided to close its borders very strictly for several months. Many fans, sponsors and even some members of the competing teams were unable to make it to the island. On the other hand, the competition has been able to take place so far and has suffered only small carryovers. Thanks to the TV broadcasts, we saw some great matches during the Prada Cup, including one that saw nine lead changes in a twenty-five minute race between Luna Rossa and England's Oneos. They also increased the suspense by significantly improving their performance between their last place in the Christmas Race run just before Christmas and the round robins of the Challenger Series they won.

Luna Rossa then did a clear round?

They were amazing, that's true. By dominating the Americans in the semi-finals, and making short work of the English in the Prada Cup final. The bookmakers must have had a hard time placing an odds! We always realize how much each minute of navigation allows the teams to progress.

And the playground is living up to its reputation?

The Hauraki lake keeps all its promises and offers varied conditions to the competitors. They must adapt continuously according to the regatta area chosen by the organizers and have bet on a versatile configuration to foil, take off quickly in little wind, and maintain control of their boat in more sustained air. The Americans have paid the price and offered spectacular images during their "smashing flight".

 
The America’s Cup revives some of the popular values that you developed in Valencia in 2007. There are lots of people to see the races.

I find it superb to see so many spectator boats forming like a floating grandstand around the course. And when the races are close to the shore, the public can enjoy the spectacle from the shore. I see that New Zealand’s passion and enthusiasm for sailing is intact. It’s good for our sport.

Finally, the downside is the few teams involved?

It is true that it is a bit of a shame. With only three Challengers on this edition - I recall that they were eleven in 2007 during Alinghi's defense in Valencia - the number of matches was low during the Challenger Series, and the eliminations were quick after three years of intense work for the teams.

During the Prada Cup series, we had a long discussion with Pierre-Yves Jorand, coach and sporting director of Team Alinghi. He told us he was amazed by these boats "Not only are they much more stable than you might think, but they allow for real match race duels." Do you share this point of view and this enthusiasm?

I agree with Pierre-Yves's analysis. We were very favorably surprised by this development which is definitely establishing foiling in the America's Cup world. I had reservations about this innovative concept, and I was not the only one to be skeptical! In 2019 Ben Ainslie, the coxswain of the English team, told the young athletes of the Ambition Fund of the Société nautique de Genève that they needed to be towed by a motor boat to take off. The first boats of all the teams capsized regularly. Then the engineers refined their calculations and the sailors progressed in handling their new tool.

And the progression curve has been meteoric?

Today, these AC 75s are foiled monohulls that sail through the course without the hull even touching the water from start to finish. Between 7 and 20 knots of wind, the boats are stable, the sailors refine the maneuvers and the tacticians develop their strategy. When the air is a little weaker or when strong gusts hit the water, the gaps widen. But we're only in the first cycle of these boats, that's totally normal.

Do you think these flying monohulls mark a major development in the history of nautical design?

It’s clear that we were all blown away by these new flying monohulls. For me, the major development lies in the integration of advanced technical and technological developments into all on-board systems. I am thinking, for example, of the shape of the hulls to seek the plate effect, the design of the cockpits to promote aerodynamics, the adjustment of the foils to manage the balance of the boat and go fast, the development of the mainsail concept. double skin that allows the effect of a gearbox to manage the power. The boat can thus take off in light weather, then go quickly in the wind, because from a certain force of wind and once a certain speed is reached, we will try to limit the drag to continue accelerating, as in Formula 1.

With these AC75s, has the Cup entered a new era?

The whole world of foiling has made tremendous progress since the very first flying boats. This evolution has been constant since then and has not yet come to an end! The resources committed by the Cup teams are such that new developments will inevitably emerge in the next cycles. However, it would be desirable for the same type of boat to be used for several editions of the competition in order to limit the development costs of the platforms and their components, to allow more teams to join the teams already present in the America's Cup. , and to tighten up the game between all, to the delight of spectators and business partners.

Once in flight, you are not sure if you are seeing catamarans or monohulls? The visual side is quite impressive, isn't it?

Indeed, there is a fascinating side to seeing these boats fly on water at more than 50 knots, or 100 km / h. By comparison, a 60-foot foil goes 70 km / h, and in 2007 the 32nd America's Cup boats were pushing up to 26 km / h. Remember that these AC75s only use the force of the wind by multiplying it and only resting on two small surfaces, the leeward foil and the rudder foil. There are feats of calculation and engineering involved in getting all these forces to balance out and allow the boat to fly on water with such stability. As for knowing whether they are monohulls or multihulls, the debate seems almost overwhelmed to me, so much has the size of the foil taken over.

We have the impression of seeing planes skimming the surface of the water ...

It is true that the similarities with aeronautics are numerous. Both in terms of forces with the takeoff and landing phases, lift, drag, profiles, but also in the terminology and style of communication used. With these high speeds and the surrounding noise, every word at a precise moment becomes important. But in the end, it remains a sailing boat because as soon as it loses its fulcrum with the water via the end of its foils, the boat is resting on the waves.

There is a very strong historical flavor that emerges from this final between Luna Rossa and Team New Zealand. It's a remake of the 2000 edition, which the Kiwis won 5-0. This poster must spark your curiosity and interest, right?

Of course! This re-match promises to be exciting! I was fortunate enough to be there in 2000 and this trip had clearly triggered my desire to participate in the Cup. A kind of starting point for the whole Alinghi adventure at this level of competition. I’m curious to see these two boats side by side in the final as it has not been the case since the Christmas race last December. Since then, many developments have been made on both sides. It is even rumored that in less than ten knots of wind, the Italians could hold their own against the Kiwis and their daring crew organization with two coxswains.

Two decades later, can we imagine Alinghi remaking the coup of 2000 and embarking on a project as ambitious as that of the 2003 campaign?

Do you ever know? ... Everything will depend on what the winner of this 36th edition plans for the next one in his role as Defender of the 37th America’s Cup. Among the points that we want to see evolve, there are necessarily the fair conditions to allow new teams to participate in the competition and obviously the measures that will be taken to make this participation more affordable. The America’s Cup represents the Everest of sailing and the Protocol that defines the rules is sort of the weather report… You don't go climbing Everest if the forecast is bad right off the bat.

We can see that these two teams field a lot of “home made” sailors. You who like to highlight the results of Swiss sailors and sailors on various media over the past few years should rejoice?

Twenty-one years after my first challenge, we are indeed fortunate to have an entire generation of world-class sailors in Switzerland. Some have spoken of the “Alinghi generation” and I think the term is fair enough. Back in the day, when Swiss sailors entered an international competition, they were a bit mocked. It was kind of a curiosity. Today they are feared and respected. For several years, we have witnessed a dynamic of sailing in Switzerland which has given rise to varied and serious projects, whether in offshore racing, in Olympism and on Lake Geneva around buoys. This arouses vocations among the youngest, a transmission from the less young, the talent pump is launched!

For this final, who will you lean your heart towards? And your reason?

To date, and since 1851, only four countries have won the America's Cup: the United States, Australia, New Zealand and Switzerland ... It would be good if Italy joined this very closed club and that the next edition takes place in Europe. But the Kiwis have proven their immense talent and tenacity time and time again.

So?

May the best win, on the water, as soon as the regattas can take place!

Speaking of regattas, history will also be written on Lake Geneva this spring with the launch of the TF35 series. Tell us about these wonderful birds of the lake.

This 35-foot catamaran with T-shaped foils, hence its name, was designed around several ideas. After sixteen seasons in Decision 35, several passionate shipowners wished to evolve towards a foiling boat, while retaining the spirit of a class of owner coxswain. Thanks to technological developments and the know-how of the Lake Geneva basin, a computer-assisted flight control system makes foiling accessible. At the helm, things are going fast. The sensations are increased tenfold and it requires constant concentration, I love it.

And everyone flies on an equal footing so to speak ...

The aspect of the monotype was fundamental. We all have the same boat, then it's up to the sailors to make a difference on the water!

After a year without competition, you must have an even bigger hunger for regattas?

We have just resumed training on Lake Geneva, in accordance with the rules and recommendations of the health authorities. The passion is intact and the first tacks drawn in recent days have made me want to be able to race again as soon as the context is favorable!

Do you think the overall level will be higher than in D35? And what kind of competition do you expect?

The level in D35 was already very high, especially after sixteen racing seasons. We had up to twelve teams on the same starting line. With the TF35 each team will make its ranges on the new platform and will have to take up the technological challenge. It will undoubtedly be necessary to wait a little for all the boats to be able to win races. This was the case in D35 and that made the game exciting. But looking at the pedigree of the sailors recruited to sail these foilers, I have no doubts about the evolution of the progression curve. The current field is made up of seven teams, five Swiss and two French. Hopefully the end of the season in Italy will motivate other teams to join us!

What ambition for Alinghi?

The game is not won in advance for us. But we will do everything we can to make it difficult for competition on the water.

 
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mauriciogfj

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But I would think a designer, like Bernasconi, would be the key talent to be poached this time around.

 
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Xlot

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As a closet Alinghi fan, you can imagine my opinion. The only thing that worries me is something, quite prophetic, Bertarelli said at the beginning of AC33: “ on ne maitrise pas le juridique” - we do not master the legal part

 




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